Extrait du livre Totale écologie -
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Dans un futur proche...
À l’aube d’une ère pivot, est arrivé un jour crucial pour l'existence même de notre planète Terre, un jour où elle dut faire appel à une entité puissante capable de prendre des décisions monumentales – une figure connue sous le nom de "Décideur". Ce moment marquait une transition potentielle, pouvant changer le destin de toute l'humanité.
Cette planète où des vermines de tout genre, œuvrant pour le diable, étaient en train de mettre à sac la Terre et par là même l’espèce humaine tout entière, telle une épidémie qui ronge l’âme collective, uniquement attirées par la soif aveuglante du pouvoir, œuvrant à la satisfaction de leurs ambitions les plus sombres, sans discernement ni mesure.
Dans cet affrontement métaphysique, les forces diaboliques, menées par leur prince, le diable, menaçaient de renverser le fragile équilibre de la nature. Rivalisant avec la lumière plus subtile et pourtant tout aussi indestructible de Dieu, le conflit dressait un tableau dualiste, opposant la tempête à la tranquillité, le tumulte à la paix.
Autour de nous, un cosmos vibrant, tissé de billions d'étoiles, de planètes et de galaxies, se fige en un silence de spectateur. Un fracas silencieux se propage, car chaque système stellaire comprend l'enjeu : un faux pas, et l'harmonie soigneusement élevée s'effondrerait comme un château de cartes. Une guerre entre les énergies primordiales de la création balaie l'univers, où choisir son camp devient la décision la plus périlleuse.
La planète Terre, quant à elle, a toujours œuvré pour les forces du bien, mais toute cette vermine qui gangrenait son espace vital la mettait dans un tel état de souffrance que les années étaient d'ores et déjà comptées avant son extinction, et par là même l'extinction des êtres humains.
Des humains très naïfs, qui croyaient en Dieu mais ne faisaient rien pour lui, qui ne croyaient pas au diable et donc par voie de conséquence œuvraient pour lui, car ce qui faisait la force de Satan était justement la naïveté des êtres humains, et comme le dit si bien le personnage principal dans le film « The Usual Suspects » : « Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas ».
Le diable avait en fait utilisé une technique bien à lui et bien rodée : il détruisait de l'intérieur les planètes les plus fortes mais aussi les plus vulnérables dans le but d'affaiblir l'ennemi.
Les planètes aussi vivaces que la Terre et qui acceptaient un tel désordre sur leur propre cercle de vie étaient vraiment très rares. Mère Terre était vraiment très appréciée de toutes les planètes de toutes les galaxies, mais devant son acharnement suicidaire à garder en vie les êtres humains et à leur laisser une chance de survie, elle était vue par beaucoup comme quelque chose de téméraire et sans aucun espoir de réussite.
Au moment où tous semblaient perdus, où les dernières lueurs d'espoir semblaient vaciller et mourir, Gaia déchaîna son ultime défense. Dans une manifestation de volonté pure, elle invoqua le Décideur. Ce n'était pas un acte inconsidéré d'une planète désespérée, mais plutôt une décision pondérée, car Gaia connaissait un secret qui lui était propre. Elle croyait en un Décideur spécifique, un maître de la renaissance qui résonnait en harmonie avec son essence.
Le passé avait murmuré des avertissements contre un tel acte. Les annales étaient parsemées de récits où des Décideurs imprudents avaient, sans le vouloir, déroulé le fil de la réalité jusqu'à ce que le temps lui-même s'effondre, induisant des recommencements insondables. Mais Gaia était prête à prendre ce risque cataclysmique, car la mort était une certitude, mais la renaissance demeurait une possibilité enchanteresse.
Dans un geste d'une audace infinie, elle transmit sa confiance à cet agent du destin. En réponse, l'univers même sembla se plier, se tordre et vibrer d'anticipation. Était-ce l'approche d'une apocalypse ou l'avènement d'un nouvel âge d'or ? Seul le Décideur détiendrait la réponse, un maestro orchestral de l'espace et du temps, dont les mains pouvaient balayer la partition de la création pour improviser une symphonie nouvelle et rédemptrice.
Cinq ans avant la décision : naissance du projet « Totale Écologie »...
Un jour d’été dans le train qui reliait Marseille à Paris. Jeff et Alexandre avaient une discussion fort intéressante sur la Terre, l’écologie, l’écosystème, la pollution, les problèmes environnementaux, la politique, bref, ils refaisaient le monde.
Le TGV roulant à toute allure à 350 km/h ne laissait à peine entrevoir le paysage, avec le bruit du moteur turbinant à plein régime.
Les deux meilleurs amis s'étaient installés en seconde classe. Il y avait très peu de personnes ce jour-là, ce qui leur laissait beaucoup de liberté pour s’exprimer sans que personne ne puisse entendre la conversation.
Jeff : Alexandre, tu ne trouves pas que c'est un paradoxe intéressant, dans notre monde où la technologie nous fait avancer, elle semble également nous nuire, n'est-ce pas ?
Alexandre : Tout à fait, Jeff. Tu sais, je réfléchissais justement à ça. À notre époque, la survie de notre écosystème est en jeu. On parle de recyclage, d'énergie renouvelable, mais le vrai problème, c'est nous.